Chants des courtisanes du XIXe


Détails de l'événement

  • Date:
  • Lieu: phono museum

Chants des courtisanes du XIXe siècle :
Catherine Authier/Chant – François Henry/Piano – Laure Striolo: récitant


Biographie :
Catherine Authier, commence à travailler sa voix de contralto au Conservatoire de Nantes avant de continuer ses études lyriques à Paris et en Italie.
C’est à Milan qu’elle découvre les archives du théâtre de la Scala et décide d’engager un doctorat d’histoire et de musicologie sur la cantatrice Giuditta Pasta
et le passage du Divo, le castrat à la diva, une figure puissante et fascinante du début du XIXe siècle.
Elle poursuit ses études musicales au Choeur de l’Orchestre de Paris et dans l’ensemble vocal Odyssées Voix avec Véronique Bauer.
Passionnée par la question des femmes au XIXe siècle, elle vient de publier une Histoire des courtisanes, « Femmes d’exception, femmes d’influence », chez Armand Colin.
 A travers un voyage dans les textes, les images et la musique de l’époque baroque à l’époque romantique, ce récital vous invite à découvrir l’histoire fascinante de la voix qui passee du Divo à la Diva.
Le début du XIXe siècle correspond à une époque d’âge d’or du chant lyrique et les Parisiens éprouvent une véritable passion pour la voix. Ces premières années du XIXe siècle voient également grandir l’esthétique romantique, alors que survivent encore les derniers feux baroques. C’est une période de tournant fondamental pour l’histoire de la musique, où l’on passe du mythe musical du « divo », le castrat de l’époque baroque, à la figure de la « diva ». Ainsi l’artiste chanteuse devient un être puissant et captivant qui va dominer les théâtres et subjuguer le public.
A ce moment clé dans l’histoire de la musique et des sensibilités, on découvre des artistes femmes aux voix graves et troublantes de contralto, comme Giuditta Pasta ou Maria Malibran, qui jouent les rôles de guerriers et de héros en travestis, parvenant à effacer la frontière entre les hommes et les femmes. Elles illustrent ainsi toute une tradition musicale qui repose sur l’artifice, un goût pour l’équivoque sexuelle, l’ambiguïté des genres, un penchant affirmé pour l’androgynie.
Par la suite, au XIXe siècle, le public s’enflamme davantage pour les artistes femmes, et ce sont les mêmes cantatrices qui deviennent les premières divas de l’histoire de la musique, des muses qui inspirent les plus grands compositeurs de bel canto –, Rossini, Donizetti ou Bellini – annonçant les futures « étoiles », les « astres », stars et autres vedettes de l’opéra. La diva incarne désormais l’être idéal et suscite le délire auprès des artistes et écrivains, Stendhal, Delacroix ou G. Sand et du public avec qui elle nourrit une relation passionnelle.

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